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Japan Expo 2010

Japan Expo 2010

Tout début juillet se tenait à Paris la Japan Expo. L’événement, qui attire chaque année un peu plus de monde, est l’occasion pour les otakus de France et de Navarre de se rencontrer autour de leur passion commune : la culture japonaise. C’est donc à grands renforts de déguisements en tous genres, certains ridicules, d’autres beaucoup plus recherchés que les gens viennent se retrouver dans l’antre du manga, du karaoké, du cosplay mais aussi du jeu vidéo. Entre deux prises de photos de jolies filles, ce qui ne manque assurément pas là bas, nous avons donc parcouru les stands des différents éditeurs présents afin de vous livrer nos impressions sur les futures sorties. Entre bonnes surprises, découvertes et déceptions, nous avons eu le droit à tout pendant cette JE 2010 qui a été un très bon cru.

Sega

Sega a décidé de faire les choses en grand pour cette Japan Expo, avec un stand bien bruyant et quelques jeux à tester qui ne sortiront que plus tard dans l’année. Si Sonic Colours n’était, au grand dam de chacun d'entre nous, pas jouable mais juste en présentation, Sonic 4 l’était bien lui. L’épisode 1 était entièrement disponible, au travers de ses quatre niveaux. C’est donc avec une joie non dissimulée que nous nous sommes jetés dessus dès notre arrivée au salon. Force est de constater que, malgré des atouts certains, le constat est mitigé.

Ce nouvel épisode en 2D, qui revient clairement aux sources, ne laissera en effet aucun nostalgique indifférent. Les niveaux ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux que l’on a connu il y a quinze ans, que ce soit dans l’architecture ou dans les décors. On y retrouve avec plaisir les petits ponts desquels sautent des piranhas décidés à vous piquer vos anneaux, ainsi que ces saletés de guêpes qui vous mitraillent. Les petits passages cachés où vous trouverez toutes sortes de bonus salvateurs sont également présents. Seulement voilà, le gameplay souffre de quelques défauts bien énervants. Le premier est la vitesse même du hérisson, qui semble bien fatigué. Il va beaucoup moins vite que dans les temps anciens, même lorsqu’il se met en boule. Cela rend le tout beaucoup moins nerveux et c’est bien dommage. Ensuite, le hérisson semble souffrir du récent mais reconnu syndrome LittleBigPlanet, puisqu’il échappe quelque peu à la gravité. Là aussi, la rapidité de l’ensemble en souffre, puisque Sonic semble léviter quelques secondes avant de retomber. Parmi les ajouts bienvenus, on notera le lock des ennemis, qui permet de les attaquer de manière très simple et de passer de lianes en lianes assez rapidement. Comme à l’habitude avec Sonic, serait-on tenté de dire, l’espoir suscité par un nouvel épisode laisse quelque peu la place à une frustration inévitable. On ne connaîtra peut-être jamais plus la mascotte au plus haut de sa forme, à moins que Sonic Colours ne vienne bousculer la donne.

Cet épisode, qui n’était pas jouable mais montré sur Wii, semble lui tenir toutes ses promesses. Entre 3D nerveuse et dirigiste et 2D old-school mais non dénuée de nouveautés bienvenues, la dernière aventure du hérisson semble bien partie pour créer la surprise. Les petites créatures bizarres aperçues dans les trailers sont en fait des sortes de gemmes qui permettent à Sonic d’obtenir des capacités spéciales. Les gemmes vertes lui permettront ainsi de figer l’écran et de tracer un chemin qui suivra automatiquement, détruisant tout sur son passage et dévoilant des chemins inaccessibles autrement. Nerveux et fun au possible, c’est bien ce volet qui pourrait enfin combler l’attente de tous les fans de la première heure de la série phare de Sega.

Nous avons également pu voir tourner les deux titres Dreamcast qui seront réédités sur les services de téléchargement des différentes consoles, à savoir Crazy Taxi et Sonic Adventure. Les graphismes semblent avoir reçu un léger lissage, mais les versions originales étaient déjà fort belles, ce qui fait que le travail apporté n’avait pas besoin d’être énorme. Pour le reste, on connaît déjà très bien ces deux titres mythiques. On regrettera simplement que Crazy Taxi ait été amputé de sa bande son. Si vous avez le choix, continuez à y jouer sur Dreamcast, mais les plus jeunes pourront découvrir avec plaisir ces deux jeux incontournables.

Le gros événement du stand était cependant très certainement Vanquish, présenté pour la première fois en France. S’il n’était pas jouable, Sega l’a présenté dans une démo toutes les heures. Le producteur présent connaissait très clairement son jeu et jouait de manière vraiment impressionnante, nous montrant toute l’étendue du gameplay de ce titre fort attendu. S’il est vrai que Vanquish est assez classique dans le fond, puisqu’il s’agit d’un Third Person Shooter, la forme est par contre totalement délirante. Que ce soit les réacteurs sur la combinaison du héros, qui lui permettent des slides très rapides sur de courtes distances ou la présence de bullet-time, le tout est mis en scène de manière incroyable. Cela rend le titre extrêmement nerveux et l’on bave déjà à l’idée de glisser jusqu’à un ennemi avant de ralentir le temps en sautant par dessus pour lui placer des balles mortelles. La présentation contenait également un affrontement avec un boss à deux formes. Certains pattern de ce dernier faisaient inévitablement penser à Bangai-O tant le nombre de missiles qu’il lançait était impressionnant. On se retrouve alors à éviter les missiles comme dans un shoot them up avant de balancer la sauce dans un ralenti bien placé pour venir à bout du monstre robotisé. L’action est intense et surtout ne s’arrête jamais, ce qui devrait occasionner des passages qui rentreront sans grand mal dans la légende. Notons aussi que lors des deux présentations auxquelles nous avons assisté, la façon de jouer du producteur était très différente, une première fois très offensive, une seconde un poil plus défensive avec utilisation de sniper ou d'armes fixes du décor, on a ainsi pu voir que la replay value s’annonce on ne peut plus intéressante. Le titre nous a donc fait une forte impression et fait d’ores et déjà partie de nos plus grosses attentes de cette fin d’année.

Autre jeu présenté, et jouable, Yakuza 4 a fait son petit effet grâce à un trailer énorme. L’ajout de trois nouveaux persos à la personnalité bien trempée risque de faire mouche et de convaincre ceux qui n’ont pas encore franchi le pas vers la série de Sega. La version en libre service était en tout cas très demandée et il semble que l’action soit bien au rendez-vous, on en reparle en 2011, un an après la sortie japonaise pour ne pas changer.

La meilleure partie du stand Sega restait tout de même le côté PSP avec Valkyria Chronicles 2. Bon, le fait qu’une charmante demoiselle ait revêtu la tunique de l’armée de Gallia jouait pour beaucoup. En ce qui concerne le jeu, on est dans la lignée directe du premier épisode paru sur PS3 (et que Aalok continue à considérer comme l’un des meilleurs jeux de la console), des graphismes en cel shading crayonné, et du semi temps réel au tour par tour. Bref du tout bon, on bave d’impatience d’aller plus loin que le peu que l'on a pu tester.

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Konami

Une fois ce premier tour de stand terminé, nous sommes allés vers Konami, qui présentait Castlevania : Lords of Shadow, PES 2011 ainsi que Ninety Nine Nights 2, le Hack’N Slash complètement extrême de l’éditeur japonais.

Après avoir été assez déçus par le premier épisode, c’est avec un peu de réticence que nous avons posé les mains sur ce nouveau volet. La conférence de Konami lors de l’E3 ayant au moins eu l’avantage d'être à mourir de rire, à l’inverse de certaines autres qui auront occasionné des larmes de dépit, il fallait absolument tester un petit peu ce jeu. Le résultat est plutôt sans appel, puisque nous avons été fort agréablement surpris par ce titre. En une quinzaine de minutes, plus de huit-cents ennemis étaient déjà tombés sous les coups de melkor, le tout dans une fluidité bienvenue. Plus fun que le premier, plus rapide aussi ce N3² pourrait bien créer la surprise. On regrettera encore la relative répétitivité de l’ensemble mais cela est inhérent au genre.

Castlevania : Lords Of Shadow s’est lui montré à la hauteur des attentes. Plutôt moche, il n’est en aucun cas représentatif de la série. Cela ressemble plus à un God Of War qu’à un Castlevania. Plus encore, c’est un hybride du Beat Them All de Sony légèrement japonisé pour plaire à l’Europe et aux USA tout en gardant quelques fans japonais. Après les deux premiers niveaux on a l’impression de jouer à un God of War, un peu plus dur, avec des côtés de Ninja Gaiden. Déjà, l’arme du héros, qui ne possède pas la moitié du charisme d’un Belmont, est une croix qui cache en fait un fouet, du coup on se dit " Tiens, Kratos fait la même attaque avec ses lames ", bon je suis mauvaise langue, le héros a aussi des couteaux… Sinon la technique qui va revenir souvent est la même que pour un Ninja Gaiden, je me protège, roulade, combo, protection jusqu’à la mort de l’adversaire. Il y avait un gros problème de rythme aussi, rien que pour achever un ennemi, au lieu de faire un QTE classique, les développeurs ont opté pour deux cercles, un fixe au centre et un autre qui rétrécit au fur et à mesure, au moment où les deux se rencontrent, un clic et pouf vous lancez l’attaque, mais vu que cela demande facilement deux à trois secondes, bonjour la baisse de rythme. Difficile de juger le bestiaire et l’ambiance qui vont bien dans un Castlevania puisque durant les deux niveaux nous n’avions le droit qu’à des loups garous et des Wrags (de gros loups), même pendant la traditionnelle scène avec une monture qui semble être devenue un passage obligatoire des Beat Them All.

C’est au détour du stand que vous avons eu l’occasion de tomber sur le jeu qui nous a certainement le plus emballé pendant toute cette Japan Expo. Des DS nous attendaient avec Captain Tsubasa : New kick off dessus. Le jeu tiré de l’animé de foot le plus célèbre du monde respecte à la lettre l’esprit de la licence (mais avec les noms japonais, vous ne pourrez plus jouer avec Mark Landers et Thomas Price) et c'est d'ailleurs pour cela que l'on se retrouve à dire tout le long du jeu "What the fuck ?", mais c’est bel et bien cela qui donne du cachet au tout. A mi-chemin entre un jeu de foot et un jeu de stratégie, ce titre semble plutôt profond et propose pas mal d’alternatives. Lorsque vous vous retrouvez face à un adversaire, l’action se fige et vous laisse plusieurs choix. Si c’est un joueur spécial qui a le ballon, vous pouvez choisir d’effectuer une action qui a plus de chance d’aboutir (par exemple, le tir du tigre de Mark Landers, qui fait mouche à presque tous les coups) en échange d’un certain nombre de points d’action. Vous pouvez également choisir de figer vous même la partie afin de choisir l’action que vous désirez effectuer et ainsi surprendre l’équipe adverse. Chaque action sélectionnée occasionne une animation très proche de l’animé. Ainsi, lors d’un tir, vous verrez le ballon traverser plusieurs fois l’écran, même si vous êtes à deux mètres du but, avant de voir le gardien sauter, prendre appui sur le poteau et arrêter le tir d’une seule main. Réservé bien évidemment à ceux qui ne sont pas indifférents à la série, ce titre à priori sans grandes prétentions est d’ores et déjà pour nous un incontournable à posséder absolument. Petit coup de coeur en somme, pour grande nostalgie et situations bien cocasses.

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Square Enix

Nous avons ensuite pris la direction du stand Square Enix, où l’on pouvait tester entre autres Kingdom Hearts : Birth By Sleep et Final Fantasy : The 4 Warriors of Light.

Vous pourrez retrouver ci-dessous les impressions d’Aalok sur KH:BBS, mais je me permets d’annoncer bien fort à tous qu’il s’est fait casser la gueule en beauté, au cas où il oublierait de mentionner ce petit fait d’armes. En ce qui concerne le Final Fantasy sur DS, la surprise est de mise. Très old-school dans son architecture, il rappelle les premiers épisodes de la série. La partie se déroulait dans le petit passage d'une grotte, où les rencontres avec les monstres se faisaient de manière totalement aléatoire. Les combats étaient très proches dans leur mise en scène de Golden Sun sur GBA. La partie se situant de toute évidence au début de l’histoire, il n’était pas possible de tester beaucoup de possibilités de combat, si ce n’est les attaques de base, une boule de feu et un soin. Tout cela se passe au tour par tour avec un choix dans le menu des plus classiques. On retrouve ici tout ce qui faisait le bonheur des anciens temps, pour un titre qui ne se veut apparemment pas prise de tête. A suivre donc.

Avant de chanter les louanges de Kingdom Hearts : Birth by Sleep, il faut préciser que la PSP dont nous disposions avait perdu son stick et qu'il a donc fallu jouer en faisant fusionner son pouce avec la tige qui dépassait, d’où des performances moyennes d'un certain rédacteur évoquées plus haut. Kingdom Hearts semble tout simplement être la mega bombe attendue. Dur de se faire un avis en si peu de temps de jeu, mais les combats étaient bien plus dynamiques que dans les précédents épisodes, attaque, voltige, roulade sur le côté, contre, tout s’enchaine à 100 à l’heure, et comme il n'y avait pas d'allié en soutien, la moindre erreur se payait rapidement. Bref, un véritable action-RPG en prévision, le genre qui fait mal aux doigts et pourtant on en redemande.

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Nintendo

Continuons donc ce tour des stands et surtout des nouveautés par un passage chez Nintendo où nous avons pu tester A Shadow's Tale. Si le principe de base est fort alléchant, avec la gestion des ombres dont se dégage une indéniable poésie, force est de constater que l’ensemble nous a plutôt déçu. Nous avons testé les deux premiers niveaux, qui proposaient un level design très simpliste est des énigmes d’un niveau très faible. Jouer sur les éléments du décor pour modifier l’orientation des ombres et accéder à des endroits impossibles à atteindre autrement aurait pu être intéressant s’il n’avait pas été aussi simple de trouver les solutions. Revenus un autre jour, nous avons eu le droit à quelques combats qui étaient d’une facilité enfantine, les ennemis mourraient en quelques coups et vous laissaient largement le temps de les tuer trois fois avant de riposter. Au final on s'attendait à ce que jouer une ombre ait une influence sur le gameplay, mais on a juste l'impression de diriger un personnage au second plan, le seul apport se fait au niveau de l'ambiance, ce qui est une bonne chose mais on s'attendait à plus, surtout sur le gameplay. On laissera bien entendu le bénéfice du doute au titre, les niveaux suivants pouvant s‘avérer plus compliqués et prenants. Toujours est-il qu’il s’agit là de notre petite déception.

Samurai Warrior 3 a par contre fait son petit effet, jouable à deux en écran splitté il donnait l’occasion de massacrer des dizaines de soldats entre amis le tout avec une bonne dizaine de héros disponibles et ayant chacun leurs propres forces et faiblesses, on sentait vraiment la différence entre chaque personnage. On regrettera quand même le manque d’agressivité des adversaires qui parfois étaient un peu passifs, comme le super mega monstre qui fait peur et qu’il faut absolument fuir selon le jeu et qui, pourtant, aura duré cinq minutes sous nos coups avant de passer chez le mécano. Bref un titre sympathique, un super défouloir mais mieux vaut le tester pour se faire sa propre opinion

L’autre jeu mis en avant était Monster Hunter Tri, qui est déjà sorti. Nous ne nous attarderons donc pas dessus, mais avouerons tout de même notre bolossitude tant notre expérience fût écourtée par une mort précoce.

N’oublions pas la DS qui était aussi présente avec Dragon Quest IX. Difficile d’en dire beaucoup après seulement quelques minutes de jeux sur un RPG mais disons simplement que c’est un Dragon Quest pur et dur, rien de vraiment original. Si vous aimez les RPG vous pouvez déjà foncer, si vous êtes allergique aux produits Enix, oubliez.


Très attendu aussi, Okamiden s’est laissé diriger du bout du stylet des grands fans d’Okami que nous sommes. Bon, on ne va pas s’alarmer tout de suite mais une pointe de déception est apparue. En vingt minutes de jeu il était difficile d'échapper à l’impression de faire dix mois la même énigme qui consiste à laisser le gamin partir à l’aventure pour traverser un pont fragile avant d’appuyer sur un interrupteur. Le fait que la partie jouée se déroule sur un chemin très fermé n’a vraiment pas aidé. Bon, essayons de nous rassurer en pensant aux combats qui restent dynamiques et à la poésie qui émane toujours autant du jeu.

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Namco Bandai

Chez Namco Bandai on a retrouvé les habitués, Dragon Ball et Naruto. Si Dragon Ball Raging Blast 2 semble ne laisser que peu de surprises, tout en offrant un résultat largement meilleur que son prédécesseur, on ne peut pas dire qu’on soit vraiment enthousiaste. On aura au moins énormément ri en voyant melkor se faire laminer avant de laisser la manette à Asky qui a réalisé un quasi-perfect sur le même adversaire. Comme dirait Nelson : HA HA.

La très bonne surprise a été Naruto Ultimate Ninja Storm 2, tout simplement magnifique et presque plus beau que l’animé avec des pouvoirs de grande classe. Bref, un titre que les fans du ninja peuvent déjà attendre impatiemment. Sans offrir un gameplay révolutionnaire, même plutôt léger, il se laisse prendre en main par tous pour un plaisir immédiat garanti. Un vrai bon jeu de combat rempli d'attaques aussi grandioses que dans le manga.

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Du jeu vidéo à la culture japonaise

Si à une époque on se demandait pourquoi les joueurs allaient à la Japan Expo, hormis pour regarder les cosplayeuses en petite tenues, ils ont maintenant de bien meilleures excuses. Le jeu vidéo fait partie de la culture japonaise, bien plus que chez nous, l’amour des salles d’arcade en est déjà la preuve, il n’y a qu’à voir comment les geeks que nous sommes bavaient devant la moindre machine armée d’un stick. Mais plus encore maintenant, le jeu vidéo intègre une partie de la culture de son pays, les débats passionnés autour du character design de Nomura en sont une preuve flagrante. Véritable homme de son temps en phase avec la mode de l’Archipel, le style Emo-teenager-chemise ouverte, pour les uns, et simplement artiste sans talent pour les autres. Pourtant, les stands de vêtements présents ne donnaient pas forcément tort au monsieur sur les goûts de ses compatriotes (plutôt les jeunes quand même). Croiser des personnages de Final Fantasy, de Pokémon, des Link en veux tu en voilà, assez de casquettes Super Mario pour boucher toutes les canalisations du royaume Champignon, un Sonic au ralenti, voici autant d'indices quant à l'importance qu'ont pris les jeux vidéo dans la culture japonaise et l'image que nous autres occidentaux en avons.

Même les mangas, symboles forts de la culture japonaise, fusionnent de plus en plus avec les jeux vidéo. Si voir un anime ou un manga adapté en jeu n'est plus une chose rare depuis les Dragon Ball et autres Ken le Survivant sur nos 8 et 16 bits, le phénomène prend de plus en plus d'ampleur. Il est maintenant rare de ne pas trouver un shonen sans son armée de jeux sous licence et les rapprochements entre éditeurs papier et vidéoludique, comme Square Enix, ne font que renforcer ce constat. On peut ainsi citer Capitain Tsubasa, Naruto, Dragon Ball, Bleach, FullMetal Alchemist, tous croisés durant nos péripéties, ils sont passés du papier à la manette. La tendance qui se fait de plus en plus forte est le passage du jeu vidéo vers d'autres supports. Si auparavant on avait eu le droit à des dessins animés Mario ou Zelda, on ne peut pas vraiment dire que la qualité était au rendez-vous, de plus ces deux séries étaient américaines. Les Japonais par contre ont de plus en plus tendance à s'inspirer de jeux vidéo pour créer des animes ou des mangas et non l'inverse, on peut ainsi citer Pokémon ou Dragon Quest, devenu Fly chez nous. Les deux nouveaux membres de cette classe privilégiée étaient bien mis en avant durant cette Japan Expo 2010, il s'agit de Phoenix Wright et Monster Hunter qui faisaient tous les deux leur grande première au format papier.

Phoenix Wright, ou les aventures de l'avocat à l'objection la plus puissante de l'univers, reprend parfaitement l'ambiance des jeux, que ce soit pour les personnages (Ah ce Benjamin Hunter...) ou pour les intrigues, les mimiques de Phoenix ou le déroulement des procès. Du pain béni pour les fans, et une occasion de découvrir la série pour ceux qui hésitent encore, profitez-en, les deux premiers tomes, sur les cinq prévus, sont déjà parus.

Monster Hunter Orage a été confié à Hiro Mashima, créateur de Fairy Tail et fan du jeu vidéo. Autant vous dire que son amour pour le titre se ressent, tout comme sa connaissance de l'univers. Voir un dragon débarquer en plein milieu d'un combat contre une créature déjà bien robuste, les évolutions des armures, les différentes armes et leurs atouts, tout est là, avec un scénario un peu plus évolué que celui des jeux tout de même. Là encore, une excellente affaire pour les fans de la série qui ont envie d'assister à des combats où les chasseurs coopèrent face à des créatures tout droit sorties du jeu.

Il n'y pas que les mangas dans l'art japonais, le cinéma aussi avait sa place, on a ainsi pu découvrir les premières images du film Gantz (avec de vrais acteurs) et même le film Professeur Layton était projeté en exclusivité, mais cette fois il s'agit d'un dessin animé dans le style du jeu. Vous l'aurez compris, on avait beau regardé partout durant cette Japan Expo, le jeu vidéo était toujours présent. Loin d'être marginalisé ou complétement coupé du reste de la culture, c'est un loisir, voire un art, à part entière pour nos amis de l'archipel. Le jeu vidéo japonais s’inspire autant de la culture japonaise, qu’il lui sert de muse à présent, un pas que l'on a encore bien du mal à franchir en Occident. Toujours est-il que ces quatre jours auront largement prouvé que le jeu vidéo japonais ne va pas si mal qu'on le dit comparé à son homologue américain, mais avec une culture aussi riche et des échanges permanents, est-ce vraiment une surprise ?



Par Aalok mardi 13 juillet 2010 à 17h06
  • je veux y retourner !! bouhouhou! :'(
    C'était super bien cette année niveau invité, concert, jeux vidéo!
    Je suis arrivé 2ème au tournoi de Peace walker qui s'est déroulé le dimanche, et j'ai eu une dédicace de kojima, nesspresso what else?
    Il y avait un type, il a carrément ramené sa ps3, en quelques secondes sa valeur est passée de 300€ à 2000€ :p
    il y a 1 mois
    • Participation (niv 4) - 1000 Commentaires postés - Débloqué le 20 mai 2009
    • Game Convention 2008 - Présent lors de la G|C 2008 - Débloqué le 21 août 2008
    • Je suis le premier ! (niv 4)  - Premier à poster sur 300 commentaires - Débloqué le 09 octobre 2009
  • J'ai vu Asky sur l'une des photos, et maintenant elle n'y est plus. Ou alors je suis fou ? :geek:
    il y a 1 mois
    • Mac OS - Utilisateur de Mac OS - Débloqué le 06 décembre 2007
    • Night Watch - We fight in the shade ! - Débloqué le 30 octobre 2009
  • Tu n'as pas rêvé, après quant à savoir si tu es ou ou non je suis mal placé pour te le dire :p
    il y a 1 mois
    • Starcraft 2 - Wings of Liberty - Débloqué le 16 août 2010
    • Metal Gear Solid - Solid Snake - Débloqué le 13 avril 2009
    • Okami -  - Débloqué le 13 avril 2009
    • Night Watch - We fight in the shade ! - Débloqué le 03 mai 2009
    • gamescom 2010 - Présent lors de la gamescom 2010 - Débloqué le 18 août 2010
  • Ha merci. :geek:
    il y a 1 mois
    • Mac OS - Utilisateur de Mac OS - Débloqué le 06 décembre 2007
    • Night Watch - We fight in the shade ! - Débloqué le 30 octobre 2009
  • Vos impressions sur Shadow's tale m'ont refroidi, je crois que je vais attendre les tests pour me décider !

    Sinon, sympa le reportage, vos impressions à chaud sont bien explicites.
    il y a 1 mois
  • @L'artefact

    Perso je l'attendais beaucoup et lorsqu'on a pu y jouer, on a eu l'impression que l'ombre n'apporte rien au niveau gameplay, c'est comme jouer avec un perso au second plan, le seul moment ou ça change quelque chose c'est que les ennemis apparaissent uniquement en ombre, un peu léger.

    Pour ma part je m'attendais au moins à voir des ombres déformées par la réalité pour bien plonger dans l'ambiance mais non rien.
    il y a 1 mois
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  • Non membre
    Sora
    Pour ma part, en trifouillant une DS au stand Dragon Quest, je suis tombée sur un démo de Ghost Trick. :p Mais je n'avais pas beaucoup de temps donc je l'ai à peine testé 5 mn. ... Mais c'était bien !!! :emu:
    il y a 1 mois
  • ahaha SHIBBY qui pose devants les saint seiya alors qu il sait même pas ce que c est ça ! c'est énorme !
    il y a 24 jours
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    • Playstation 3 - Utilisateur de Playstation 3 - Débloqué le 22 octobre 2009
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    • Night Watch - We fight in the shade ! - Débloqué le 10 août 2010
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