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[Blu-Ray] Retour vers le Futur

[Blu-Ray] Retour vers le Futur

L'année dernière, Retour vers le Futur a fêté ses 25 ans avec la sortie en coffret Blu-Ray de la trilogie, l'occasion rêvée de redécouvrir un classique de la comédie et de la science-fiction dans une qualité optimale. Redécouvrir, parce qu'il semble invraisemblable que vous, geeks devant l'éternel, soyez passés à côté des nombreuses rééditions et rediffusions d'une des pièces maîtresses des années 80, née de l'association entre Robert Zemeckis (A la poursuite du diamant vert, Qui veut la peau de Roger Rabbit, Forrest Gump) et Steven Spielberg. Malgré tout, conscient que nos lecteurs les plus jeunes n'ont peut-être pas eu la chance d'être élevés en compagnie de Marty McFly et du docteur Emmett Brown, une brève présentation s'impose.

 

*** Ce qui suit contient quelques spoilers sur le début du film ***

 

 

Doc, this is heavy !

Lors de la sortie du film, peu de choses laissaient présager que Retour vers le Futur connaîtrait le succès. Robert Zemeckis peinait à trouver du travail jusqu'à ce que Michael Douglas ne relance sa carrière en lui proposant de réaliser A la poursuite du diamant vert en 1984. Michael J. Fox n'était connu que pour son rôle dans la série télé Sacrée Famille (diffusée bien plus tard en France). Christopher Lloyd était jusque là cantonné aux seconds rôles, comme celui de Taber dans Vol au-dessus d'un nid de coucou et celui du Commandant Krudge dans Star Trek III : A la recherche de Spock. Seule la présence de Steven Spielberg pouvait intriguer, bien qu'il ne soit crédité que comme producteur exécutif. Il faut savoir qu'en 1985, Spielberg avait déjà réalisé Les Dents de la mer, Rencontres du troisième type, E.T. l'extra-terrestre et les deux premiers opus de la quadrilogie Indiana Jones. Rien que ça. La notoriété acquise par Zemeckis grâce au succès surprise de A la poursuite du diamant vert lui permit d'adapter à l'écran une vieille idée issue d'une conversation avec son ami Bob Gale (également scénariste), celle de rencontrer ses propres parents, jeunes.

C'est ainsi que les aventures de Marty McFly, incarné par Michael J. Fox, naquirent. Marty, un adolescent de 17 ans habitant Hill Valley, excellent guitariste en quête de renommée, est habitué aux retards chroniques au lycée et à un climat familial délétère. Un père loser depuis la lycée, une mère quasi alcoolique, un frère travaillant de nuit dans un fast-food et une sœur en mal d'amour s'ajoutent à un oncle taulard de longue durée. Deux personnes le sortent de ce quotidien médiocre : sa sublime petite amie Jennifer Parker (Claudia Wells) et son ami, le docteur Emmett Brown (Christopher Lloyd). Ce dernier est considéré comme un vieux savant fou, finançant ses recherches à l'aide de sa fortune familiale, puis d'une petite entreprise proposant des services assez flous. L'origine de l'amitié entre Marty et Doc n'est jamais précisée, mais d'après des notes de la production Doc cherchait un étudiant comme aide-laboratoire à temps partiel, en faisant du porte à porte.

 

Outatime

Marty commence la journée du 24 octobre 1985 en passant chez Doc, à sa demande. Absent, il lui donne toutefois rendez-vous par téléphone, à 1h15 du matin, sur le parking de la Promenade des deux pins. Le soir-même, il est de nouveau témoin de la couardise de son père, George McFly (Crispin Glover), envers son supérieur, Biff Tannen (Thomas F. Wilson). En plus de rédiger les rapports de Biff, George lui prête sa voiture, que lui est rendue en piteux état. Le dîner de famille qui s'en suit n'est pas des plus joyeux, puisque sa mère, Lorraine McFly (Lea Thompson), rumine sa rencontre et son premier rendez-vous avec George, davantage intéressé par la télé que par les souvenirs. Marty se rend par la suite à son rendez-vous nocturne, où Doc lui présente sa dernière invention : une DeLorean DMC-12 transformée en machine à voyager dans le temps. Petite parenthèse, la DeLorean DMC-12 est la seule voiture construite par la DeLorean Motor Company, avant que celle-ci ne fasse faillite suite au bide retentissant du modèle sur le marché. Avec sa carrosserie tout en acier inoxydable et ses portes papillon, elle était toute désignée pour traverser les époques. Après une petite démonstration avec la complicité d'Einstein (le chien de Doc, pas l'autre échevelé), force est de constater que la machine fonctionne, à condition d'arriver à la vitesse de 88 miles à l'heure (plus de 140km/h). Elle peut voyager du jour (supposé) de la naissance du Christ à celui de la Déclaration d'Indépendance, mais aussi au 5 novembre 1955, jour où Doc a eu l'idée du convecteur temporel, pièce essentielle au voyage dans le temps.

Toutefois, l'engin a un petit défaut : il ne marche pas à l'essence, mais au plutonium. Et comment se procurer du plutonium en 1985, lorsque l'on est qu'un citoyen lambda (la question reste valable en 2011) ? Simple ! En promettant à des terroristes libyens de leur faire une bombe en échange de quelques doses de plutonium. La subtilité étant de garder le plutonium pour soi et de leur refiler en échange des pièces de flipper. N'étant malheureusement pas complètement stupides (juste fous dangereux), les libyens finissent par se rendre compte de la supercherie. Ils débarquent sur le parking à bord de leur van Volkswagen, lourdement armés (« Damned soviet gun ! »), avec la ferme intention de se venger. Si Doc n'y survivra pas, Marty eût le temps de sauter dans la DeLorean, d'atteindre les 88 miles à l'heure requis et d'arriver au même endroit trente ans plus tôt, dans le Hill Valley de 1955. Perdu, le jeune homme se met en quête de la seule personne capable de le ramener à son époque : un Doc Brown qui n'a pas encore percé le secret du voyage temporel. Comment Marty réagira à sa rencontre avec ses propres parents et quelles seront les conséquences de sa petite escapade en 1995 ?

 

That's the power of love

Loin de moi l'idée de vous spoiler encore un peu plus le reste du film. Mais s'il y a un point sur lequel je me dois encore d'insister, c'est sur le souci du détail avec lequel l'atmosphère du film a été travaillée, que ce soit pour les scènes se déroulant en 1955 ou celles de 1985. Tout est traité avec humour, surtout en version originale. Par exemple, lorsque Marty commande un Pepsi sans sucres (« Give me a Pepsi Free »), produit qui n'existe pas encore en 1955, provoquant l'incompréhension du barman (« You want a Pepsi, pal, you’re gonna pay for
it »). Aussi, il interprête la célébrissime chanson Johnny B. Goode avec Marvin Berry, qui ne manquera pas de faire écouter la performance à son cousin, le Chuck Berry. Ce n'est qu'un petit aperçu des nombreuses références présentes dans le film (et à fortiori tout au long de la trilogie), qui font que toute la famille pouvait l'apprécier à sa sortie. De nos jours, Retour vers le Futur est devenu doublement kitsch. Les années 50 semblent très lointaines, un univers en apparence policé, plein de petites filles modèles et de blousons en cuir. Quant aux années 80, rien que le baladeur cassettes Aiwa et le casque JVC font sourire à l'heure des iPod et écouteurs intra-auriculaires.

Un travail sublimé par l'édition Blu-Ray qui sans être époustouflante, apporte de nettes améliorations. Le 1080p apporte une profondeur de champ inédite, laissant apparaître de nombreux détails jusque là très discrets. N'importe quelle enseigne de magasin ou affiche dans les rues de Hill Valley est parfaitement lisible, la texture de peau dégueulasse de Mr Strickland (James Tolkan, surveillant du lycée) se laisse admirer, tout comme le moindre petit rajout à la carrosserie éclatante de la DeLorean. Toutefois, à l'instar d'autres rééditions Blu-Ray de films pré-2000, un léger grain cinéma persiste à l'image. Dans le cas de Retour vers le Futur, ce n'est absolument pas gênant, mais les plus allergiques sauront le remarquer. On pourra aussi reprocher aux couleurs de ne pas être des plus éclatantes, tirant légèrement sur le gris. Côté son, la principale déception vient de la version française. Pourtant d'une qualité quasi irréprochable, elle n'a malheureusement pas le droit au luxe d'un master DTS-HD. Que les fans se rassurent, la spatialisation du son reste très réussie, les voix nettes et l'ensemble tout à fait maitrisé, bien qu'en simple DTS 5.1. Les amateurs de version originale seront aux anges grâce à une excellente piste HD, percutante et puissante, aidée par une OST de toute beauté. Celle-ci mêle habilement les musiques originales de Alan Silvestri (Predator, Super Mario Bros, Forrest Gump, La Nuit au Musée) et des chansons cultes (Mr Sandman et bien sûr Johnny B. Goode), qui sont toutes un régal pour les oreilles, pour peu que l'on possède le matériel adéquat.

 

 

Plus de 25 ans après sa sortie, Retour vers le Futur premier du nom est encore un grand classique du cinéma que petits et grands se doivent d'avoir vu. Sans tout à fait pouvoir être qualifié de pastiche, le film multiplie les références aux classiques de la science-fiction (« I'm Darth Vader from Planet Vulcan ») et les clins d'oeil à la jeunesse américaine de deux générations différentes, avec un humour efficace et maîtrisé. L'amitié improbable entre les deux personnages, poignante voire même touchante, est merveilleusement bien utilisée comme fil conducteur. Le duo Michael J. Fox / Christopher Lloyd fait des étincelles à l'écran, enchaînant les performances de haut niveau pour notre plus grand plaisir. Malgré un Doc complètement extravagant et un Marty toujours pris au dépourvu, jamais les acteurs ne surjouent, ni ne tombe dans la caricature. On rit beaucoup, on en redemande, et c'est bien là le principal. D'autant plus que les aventures de Doc et Marty ne font que commencer.

Par lundi 14 février 2011 à 22h52
  • Une trilogie qui se doit d'être absolument chez vous, elle méritait une sortie BR.
    Dommage que l'article n'intègre pas un tableau avec les pistes sonores disponibles avec les langues et sous titres.
    il y a 3 années
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